Les Belles Choses : création théâtrale
Une maison face à la mer. Deux femmes. Un passé que l’on croyait enterré.
Après des années de silence, Suzanne vient voir sa fille, Mathilde. Ce qui devait être une simple visite devient une traversée des souvenirs, des non-dits et des blessures.
Entre tendresse, humour et vérité, leur dialogue fait surgir ce qui reste quand le temps a tout bouleversé.
Parce qu’au bout du compte, malgré les regrets et les absences, il reste toujours quelque chose à sauver.
Dans ce huis clos baigné de lumière, Les Belles Choses explore les liens familiaux, la mémoire et la possibilité du pardon.
Une pièce intime et sensible où l’humour, la tendresse et les non-dits composent une partition profondément humaine.

Le synopsis :
Suzanne arrive dans la maison de vacances de sa fille Mathilde, en Corse. Elle découvre les lieux, parle seule, observe les objets, comme pour retrouver la trace d’une vie qu’elle ne connaît plus vraiment.
Mathilde apparaît enfin. Entre la mère et la fille, la conversation est hésitante, faite de détours, d’ironie et de souvenirs.
Le passé s’invite progressivement dans l’échange : le père absent, les choix de vie, les incompréhensions accumulées.
La relation entre les deux femmes oscille entre affection et tension… jusqu’à l’annonce d’un choix définitif de Mathilde.
L’arrivée de Bastien, ami très proche de Mathilde, modifie la dynamique. Son regard extérieur révèle les fragilités de chacun et fait surgir des vérités que l’on évitait jusque-là.
Dans cet espace ouvert sur la mer, les personnages tentent de comprendre ce qui les relie encore.
Entre humour, mélancolie et lucidité, Les Belles Choses raconte la complexité des liens familiaux et la possibilité, peut-être, de se retrouver.

La note du metteur en scène :
La mise en scène de Les Belles Choses repose sur l’idée d’un espace intime, presque suspendu. La maison face à la mer est un lieu de mémoire. Un lieu où les souvenirs remontent à la surface. La scénographie sera volontairement épurée : un salon contemporain, ouvert vers l’horizon. Quelques meubles, des objets personnels, et surtout une lumière qui évoque la présence constante de la mer.
La lumière accompagnera les variations émotionnelles des personnages et marquera le passage du temps.
Le travail avec les acteurs sera centré sur la précision du jeu et la vérité des situations. Les silences auront autant d’importance que les mots.
Suzanne, Mathilde et Bastien forment un triangle dramatique où chacun révèle quelque chose de l’autre :
- Suzanne, figure maternelle complexe, oscillant entre tendresse et maladresse.
- Mathilde, femme construite mais fragile face au passé.
- Bastien, personnage libre, parfois ironique, qui agit comme un révélateur.
Je souhaite que le public ait l’impression d’assister à un moment de vie réel, presque pris sur le vif. Car au fond, la pièce parle de cela : ces moments où les masques tombent et où l’on se retrouve face à ce qui nous relie vraiment.
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